Pierre Arpels

pierre-arpelsPierre Arpels est le benjamin d’une famille de 3 garçons. Né en 1919, il rejoint en 1944 la maison Van Cleef & Arpels. Avec ses 2 frères, Claude et Jacques, ils font partie de 2eme génération de Arpels à entrer chez Van Cleef & Arpels.

Pierre Arpels est le plus extraverti et plus inventif des 3 frères. Il  se chargera d’examiner les dessins de bijoux en provenance de l’atelier de création, proposera les formes nouvelles et orientera la création joaillère ou horlogère.

En 1949, Pierre Arpels fait créer spécialement à son intention une montre fidèle à son image : simple, élégante, discrète et pouvant se porter à toute occasion. Pierre Arpels attendra 4 années avant d’accepter que « sa » montre (la PA 49) soit commercialisée pour quelques intimes.

L’approche de la joaillerie de Pierre Arpels est particulièrement exigeante. Il sélectionne les dessins au premier coup d’oeil, écartant d’emblée ceux qui ne lui semblent pas fidèles aux critères de qualité et de style de la Maison. Il suit toutes les étapes de fabrication des bijoux.

Une fois les pièces sorties des ateliers, Pierre Arpels vérifie lui même encore qu’elles sont « dans la ligne » de la Maison et surtout que leur « porté » est confortable. Il n’est pas question d’avoir un bijou qui « accroche », qui soit raide ou dont le fermoir soit difficile.

En 1956, au retour d’un de ces périples en Inde, les deux frères Arpels (Claude et Pierre) rapportent à Paris de somptueux joyaux acquis chez des maharajas. Parmi les plus rares, une émeraude cabochon de 100 carats et un saphir de 114 carats, le « Blue Princess ».

En 1960, George Balanchine, le célèbre chorégraphe américain d’origine russe, découvre les vitrines de Van Cleef & Arpels en se promenant sur la 5th avenue à New York. La légende raconte que c’est ainsi qu’il eut l’idée d’un de ses plus célèbres ballets : « Joyaux ». Lors d’une reprise du ballet, à Paris, en 1976, George Balanchine demande à son interprète principale, Suzanne Farrell, de venir avec lui chez Van Cleef & Arpels, afin d’y rencontrer Pierre Arpels qui initie la danseuse à l’univers des vrais joyaux.

Passionné par l’innovation, Pierre Arpels avoue volontiers qu’il aurait aimé être architecte s’il n’avait été joailler. Extrêmement rigoureux dans sa vie professionnelle, il apprécie énormément les moments d’évasion, les voyages, les sports un peu extrêmes.
Au début des années 1960, sur la Côte d’Azur, il est l’un des premiers à se lancer ainsi dans les airs en parachute ascensionnel. En 1963, il établira un record du monde de durée dans cette discipline.

Tous les étés, Pierre Arpels s’installe sur son bateau « Le Clair Matin » qui fait la navette entre Cannes et Monaco, les deux villes de la Côte d’Azur, où Van Cleef & Arpels possède des boutiques.
Cette période est marquée par une activité intense : les premières du Festival de Cannes, les soirées monégasques qui culminent avec le Bal de la Croix Rouge.

Des trois frères Arpels, Pierre est celui qui assume la charge d’image et de représentation de la Maison. Elégant, charmeur et séducteur, il est très à l’aise dans les soirées de gala. Sans doute est-ce aussi pour cette raison qu’il supervisera la plus fabuleuse commande jamais réalisée par Van Cleef & Arpels : la couronne de l’Impératrice Farah Diba et tous les joyaux portés par la famille impériale d’Iran lors du couronnement en 1967.

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